d’une tendresse enveloppante
Petit ours et Grand grand ours se retrouvent dans un album cartonné, que se passe-t-il ? Ils se comparent ! Petit ours en page de gauche, Grand grand ours en page de droite, l’un a de petites baskets crottées, l’autre a de grands souliers crottés. L’un aime les petits pois (et, oups, en a fait tomber quelques-uns hors de son assiette), l’autre aussi. L’un a presque quatre ans, l’autre... ne compte plus les années !
En 24 pages, l’autrice et illustratrice belge Marine Schneider égrène ce qui différencie Petit ours et Grand grand ours, mais aussi ce qui les rassemble. Son album est d’une justesse qui va droit au cœur et d’une tendresse enveloppante. Avec une impressionnante économie de moyens, l’artiste raconte deux temps de la vie, une relation qui se construit entre promenades en skateboard et lecture sur le grand fauteuil.
Album cartonné d’une taille agréable pour les grandes mains et luxueuse pour les petites mains, Petit ours, Grand grand ours de Marine Schneider promet de jolis moments de lecture aux jeunes enfants et (grands-)parents. On y est nourri par les mots, les idées, les images, et une gamme de couleurs d’une richesse réjouissante, servie par une fabrication soignée. Au fil du livre, une grande palette est proposée, un bouquet de verts, de bleus, de roses, de jaunes, etc., des plus légers aux plus intenses. Ces teintes nourrissent le regard en elles-mêmes, ainsi que par le biais d’associations subtiles : d’une double page à l’autre, un vert sapin est réchauffé par un jaune sable, un orange mandarine vient secouer un bleu pervenche, un rose pâle s’encanaille avec un violet profond...
Troisième opus d’une série éditée chez Cambourakis, Petit ours, Grand grand ours a tout pour être un bon compagnon littéraire pour les tout-petits.
Carine Simão Pires