Otto GANZ


PRÉSENTATION
Otto Ganz, conçu volontairement, par hasard à Anvers, la nuit de Noël. Né ailleurs en 1970, de parents identifiés ; peu à dire sur lui et son environnement ; a vécu dans un petit bourg du Hainaut belge pendant 24 ans.

Habite actuellement le village de Orp-le-Petit (autoproclamé « Berceau du Boudin Vert », en Brabant Wallon) ; ne peut sans Egée, sans que ce soit le nom d’un roi ou d’une mer.Romans
  • Aline, Éditions Les Éperonniers, Bruxelles, 1998.
  • Sarcophage, Éditions Édifie-LLN, coll. "Maelström", Louvain-la-Neuve, 1999.
  • aTCHoum, Éditions Les Éperonniers, Bruxelles, 2000.
  • La vie pratique, Éditions Blanche, Paris, 2001.
  • L'arbre d'Apollon, avec Denys-Louis Colaux, Éditions Images d'Yvoires, coll. "Maelström", Court-Saint-Etienne, 2002.
  • Les vigilantes, Éditions Joëlle Losfeld, Paris, 2003.
  • L'enroulement, Éditions Hors Commerce, Paris, 2004.
  • On vit drôle, avec Anne Guilbault, Éditions Maelström, Bruxelles, 2005.
  • Poésie
  • Ecce Homo, jeu-parti, avec Werner Lambersy, Éditions Images d'Yvoires, Court-Saint-Etienne, 2002.
  • Leçons de souffle, Éditions Le Taillis-pré, Châtelet, 2003.
  • Architecture des geôles, avec Daniel De Bruycker, Éditions l'Amourier, Coaraze (France), 2003.
  • La toute fine ombre des fleurs, Maëlstrom, 2006.
  • Pavots, Éditions du Cygne, 2010.
  • Manifeste de figuration contemplative, Maëlstrom, 2010; L'Âne qui butine, 2012.  
  • Mille gouttes rebondissent sur une vitre, L'Arbre à paroles, 2015.
  • Ouvrages collectifs
  • Silenciaire, dans Silence, Éditions Les Éperonniers, Bruxelles, 1997.
  • Je reviendrai vous mordre dans Tôt ou Tard, coédition Les Éperonniers/L'instant même, Bruxelles/Québec, 1999.
  • Césures et autre mirage dans Brêches, Éditions Les Nuits urbaines, Montréal, 2001.
  • Ainsi passeront les pluies et les neiges…, dans Descentes dans le Maelström, Éditions Images d'Yvoires, coll. “Maelström”, Court-St-Étienne, 2002.
  • Poème dans Lambersy (W.), La poésie Francophone de Belgique, anthologie, Éditions Le Cherche-Midi, Paris, 2002.
  • Otto Ganz a également participé à de nombreuses publications, sous plusieurs pseudonymes, dans les revues suivantes : Le Fram, Nioques, Les Améthystes de Thyl, Sapriphage, Tija, ttc, Java, C4, Prospectus, le dernier Nouaison, Hermaphrodite, Formule, Poésie Seghers, Marginales

    BIBLIOGRAPHIE


    PRIX
    •   Prix Polak 2005 de l’Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique (Leçons de souffle)


    NOS EXPERTS EN PARLENT
    Le Carnet et les Instants

    Otto Ganz est un poète rare. Capable en deux lignes de nous entraîner, mine de rien, dans ses abîmes, dans ses délires ou dans ses visions paradoxales. On le sait : ouvrir un livre d’Otto Ganz est à chaque fois une expérience forte, une visite de labyrinthe. Une visite d’un monde circulaire où l’on se cognera trente-six fois à des murs mal éclairés. Où l’on perdrait son temps à chercher un fil d’Ariane. Où il nous faut accepter d’avancer par sauts. Petits bonds de grenouille. Comme si Otto Ganz inventait le chemin au fur et à mesure. De pensées en pensées. De paroles en paroles. C’est que, pour Otto Ganz, il est essentiel d’aller à l’essentiel. D’écrire l’essentiel. Pas question dès lors de prendre du temps…


    Le Carnet et les Instants

    Ciseler le terrible en le coulant dans une prose percutante, descendre dans les tréfonds d’une condition humaine appréhendée selon ses phénomènes-limites, couler la fiction dans une écriture scalpel… l’œuvre de l’écrivain, poète et peintre Otto Ganz s’enroule autour des partitions du vertige. Au proverbe « on n’attrape pas des mouches avec du vinaigre », le roman Les vigilantes rétorque qu’on harponne le lecteur dès lors qu’on le plonge dans un dispositif narratif déroutant. Les mouches, ces déesses des détritus, ces vigilantes qui s’attaquent au discours et aux corps, sont au cœur de ce récit qui prend le déroulement narratif à rebrousse-poil. Loin de toute gratuité comme le souligne Jean Claude Bologne dans sa postface (qui,…


    Le Carnet et les Instants

    Sous une diversité  d’expressions — poétique, romanesque, plasticienne —, l’œuvre d’Otto Ganz se confronte aux expériences-limites et s’adonne à la traversée des apparences. La radicalité de son geste se traduit dans le choix de la densité. Une densité atomique de la pensée et une densité intensive du verbe qui se tiennent au plus loin de la pesanteur et des conventions.Le recueil poétique L’œuvre de convulsions se construit autour d’un motif d’écriture ganzien présent dans ses autres recueils : la répétition d’un ou de syntagmes, qui assied la rythmique textuelle. Chaque poème s’ouvre sur une trinité lexicale — « En ce jour » — et scande sa progression par l’itération de la formule « Et…