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Daniel Soil

Présentation

Certains disent que Soil c’est juif, or seule ma grand-mère l’était, qui s’appelait Belinfante, qui n’est pas un nom juif, alors on préfère croire que la Soile est une petite rivière près d’Hannut, la Soile, l’impétueuse, bien que ma famille paternelle vienne plutôt de Tournai, oui, Eugène, le spécialiste en porcelaine, celui qui marchait sur des œufs, qui avait accolé le nom de sa femme au sien propre pour que cela fasse Soil de Moriamé, qui est plus classe. Comme tout premier roman, "Vent faste" raconte un peu cette histoire, la guerre 14, les Dardanelles, un exotisme de pacotille (les Beys paradent en poney sur le littoral albanais et portent des fez…). Il est paru en 2000 au Castor Astral et a obtenu en 2001 le premier Prix Jean Muno. J’étais déjà Conseiller Wallonie-Bruxelles au Maroc, paradant en poney dans la médina, avec un fez vissé sur le crâne, quand est sorti en 2004 "Comme si seule une musique", mon deuxième roman, chez Luce Wilquin. On y retrouve ce qui devient peu à peu une sorte d’obsession, l’engagement, les communistes, dites 'keumunistes', comme dans whisky 'keuka'. La gauche caviar, les lodens verts de l’entre-deux-guerres et l’immense complexité du sexe. Et tout ça macère et revient, encore et toujours.


2 ŒUVRES QUE JE SOUHAITE FAIRE CONNAÎTRE

Lawrence Durrell, Le Quatuor d’Alexandrie
Stanislas Witkiewicz, L’adieu à l’automne

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Le Carnet et les Instants à propos de "L’année nonante"
Si un ou une écrivain∙e belge devait finaliser LE roman européen contemporain, L’année nonante, le récit de Daniel Soil, pourrait en constituer un chapitre. Et le fait que son livre autofictionnel soit traversé par une romance n’est pas incompatible avec la dimension européenne, même si le couple de protagonistes est belge, même si
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Le Carnet et les Instants à propos de "L’avenue, la kasbah"
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