Né le 29 août 1900 à Morlanwelz, Charles Geerts s’engage à l’armée en 1918 jusqu’en 1956. Il commence à écrire dès ses 16 ans avec une pièce de théâtre en un acte, composée de chants. Il poursuit ensuite son activité jusqu’en 1923 et propose trois revues locales. Geerts fait également jouer deux pièces en vers à Radio-Hainaut.
L’époque de son service militaire est assez prolifique : il publie les livres Servir et au-delà et Historique de l’A.M.S.O.B. Alliance Mutuelle des Sous-Officiers de Belgique et rédige ses deux premiers recueils de poèmes, Brike Broke et Les Ptits Boneurs. C’est avec ce dernier qu’il remporte le Prix du Hainaut en 1952. Plus tard, il écrira aussi les recueils Zines (1972) et Les Eûres d’après (1978).
Ses œuvres sont écrites en wallon du Centre et sont rassemblées dans la revue littéraire El Mouchoun d’Aunia dont il est le directeur.
Il produit tellement qu’il devient secrétaire de plusieurs associations. Parmi celles-ci : « Les Scrîveûs du Cente » à La Louvière et l’Association royale des écrivains wallons (l’A.R.E.W., aujourd’hui AREAW) à Bruxelles. Il participe par ailleurs à des conférences et préside des jurys littéraires wallons.
L’auteur a pour objectif de rendre compte de l’existence d’une langue wallonne originaire du Centre. Il veut mettre en avant la capacité de ce dialecte à exprimer l’âme wallonne grâce aux tournures et au vocabulaire typique. Pour autant, Charles Geerts compose aussi des récits, des nouvelles, des poèmes et des chroniques en français entre 1923 et 1933.
Charles Geerts est traduit en anglais, pour une anthologie, par le poète Yann Lovelock de Birmingham.
Il décède en 1981.