Il dessine toujours au son d’un morceau de jazz. Et pour cause, si l’œuvre de Louis Joos se fait tout en dessin, elle est profondément inspirée par la musique qui empreigne sa vie et son travail depuis ses débuts. Ses planches tracées à l’encre noire a été mis en avant en 2024 dans une exposition consacrée au jazz dans le neuvième art au Centre belge de la bande dessinée. Mais Louis Joos a aussi reçu le Prix de la Fédération Wallonie-Bruxelles pour sa contribution au rayonnement de la littérature jeunesse en Belgique francophone. En effet, ses albums pour enfants révèlent une autre facette de son travail, dans laquelle il quitte le noir et blanc pour éclabousser ses pages de couleurs. Également peintre, enseignant pendant une vingtaine d’années à l’académie de Watermael-Boitsfort, Joos décline dans plusieurs champ une œuvre d’une grande cohérence. S’il voyage peu, c’est tout l’inverse de ses personnages qui prennent bien souvent la route. Il s’intéresse aux marginaux, à ceux avec lesquels la vie n’a pas été tendre. Et son simple trait, jeté et maitrisé, fascine par sa justesse, son mouvement. Retour sur le parcours d’un tout grand dessinateur…
Si Louis Joos a souhaité, très jeune, s’éloigner du passé, et s’inventer une nouvelle manière de créer, on aperçoit néanmoins dans son histoire familiale un socle artistique solide sur lequel il se construira, parfois en négatif. Il nait à Bruxelles en 1940. Son père est un artiste, sculpteur et surtout musicien. Pianiste, il joue des classiques, les romantiques : Chopin, Brahms, Schubert, Schuman, Beethoven… Le jeune Louis découvre ainsi le monde de la musique, la « vraie », lui semble-t-il alors, très ancrée dans le dix-neuvième siècle. Son père tente de lui apprendre le piano, mais il décède à l’âge de septante ans alors que son fils n’en a que dix. Louis Joos continue à suivre des cours de musique, mais est plutôt mauvais élève, considère-t-il, rejetant l’héritage du passé.
Avant son décès, son père l’initie aussi aux arts visuels. Un livre sur Rembrandt, en particulier, fascine le jeune Louis. Il est attiré par ses autoportraits, et ses gravures, avec tous ces traits hachurés. Son père aimait Ingres, Delacroix, Michel-Ange, De Vinci… et estimait également qu’il existait un grand dessinateur : Hergé. La fusion de ces deux univers donne envie à son fils de dessiner. Envie qu’il concrétise en passant deux ans en humanités artistiques à l’Institut Saint-Luc à Bruxelles. Il y est marqué par un professeur en particulier, Jean Guiraud. Français, avec un fort accent méridional, celui-ci passionne ses élèves et fait véritablement entrer Louis Joos dans le monde de l’art. Peinture, sculpture, architecture, il projette des diapositives pour illustrer ses propos, passant des primitifs flamands à Mondrian. Les élèves brossent certains cours, jamais le sien ! Joos est marqué également par l’enseignement d’un professeur de dessin, Jacques Zimmerman. Celui-ci fait dessiner une bouteille, un vase… et si cela n’intéresse pas beaucoup ses élèves, ils se rendent compte petit à petit que cela se révèle très utile. « D’un seul trait ! », leur répète le prof, qui se place à côté d’eux pour observer leur manière de travailler. Louis Joos apprend que le blanc, ce qu’il y a autour de l’objet dessiné, compte tout autant que celui-ci. Il apprend qu’il faut donner une présence à cet objet, dessiné en deux dimensions, qu’il faut se situer, trouver un point de vue mental et visuel.
Son diplôme d’humanités en poche, Louis Joos poursuit sa formation artistique en s’inscrivant au cursus d’illustration à l’Académie Royale des Beaux-Arts de Bruxelles. Une académie qu’il qualifie de vieillotte, très différente de celle d’aujourd’hui, où l’on travaillait à l’ancienne. L’étude du livre, de sa composition, de la typographie, du rapport texte-image, était alors inexistante. Les étudiants ont un cours de dessin de modèle vivant six heures par semaine. Louis Joos n’a pas le sentiment d’apprendre grand-chose pendant son passage à l’académie, mais il s’intéresse en particulier au cours de gravure, donné par un professeur plein d’humour. Il se souvient d’une énorme presse très ancienne et impressionnante. Il devient ensuite assistant du cours de gravure, pendant une année, avant de se lancer dans sa carrière d’illustrateur.
Au sortir de ses études, Louis Joos doit gagner sa vie en dessinant… et n’a aucune idée de comment y parvenir. Il trouve un emploi dans une maison de publicité et y reste six mois. Il qualifie cette expérience de « cauchemar intégral », mais y apprend à travailler vite, même pour des sujets qui ne l’intéressent pas le moins du monde.
Il décide ensuite de toquer à la porte de diverses maisons d’édition. Il fait alors la rencontre d’un éditeur qui recrute des auteurs et illustrateurs pour réaliser des livres, et vendre ensuite les droits de projets finis à plusieurs maisons d’édition internationales. Il s’agit de livres didactiques pour enfants, et pendant douze ans, Louis Joos y travaille. Il dessine l’histoire du coton, celle du métal… Parfois, certains sujets l’intéressent davantage que d’autres : il se souvient d’avoir illustré des documentaires sur Shakespeare, Marie Curie ou Léonard De Vinci. Ce travail de commande ne l’intéresse pas beaucoup, mais il y exerce tout de même son crayon et y développe un outil qui se révélera essentiel pour la suite de sa carrière : le recours à la documentation visuelle, aux photographies, dont il a besoin pour créer les images de ses livres. Lorsque ceux-ci sont consacrés à Londres, Paris ou Berlin, cela lui donne des ressources sans qu’il ne doive y voyager lui-même.
Parallèlement à cet emploi, il réalise des travaux plus personnels et satisfaisants pour des revues. Il entre en contact avec Aménophis, une revue pataphysicienne. Ses organisateurs créent également des spectacles pour lesquels il joue du piano, et, lorsqu’ils s’aperçoivent qu’il dessine, propose à Louis Joos d’y publier ses dessins, notamment une bande dessinée de huit pages sur le champignon. Après cette publication, Joos décide de développer ce récit, celui d’un mycologue à la recherche d’une espèce rare en Afrique. Il en fait un album de quarante-quatre pages et entreprend de démarcher les éditeurs à Paris, carton à dessins sous le bras. Son style graphique, fort et avant-gardiste, loin des clichés de la bande dessinée franco-belge à gros nez, en déroute certains. Mais il plait à Futuropolis, maison d’édition indépendante qui participe alors au renouveau du neuvième art. Ces découvreurs de talents décident de publier en 1982 son premier album, intitulé Le Colaxa, dessiné en noir uniquement, à l’image d’une grande partie de son œuvre à venir.
La même année parait sa deuxième bande dessinée, Saxo cool. Si son premier album jetait les bases de son style graphique singulier, celui-ci le fait entrer dans une thématique récurrente et essentielle dans l’œuvre de Louis Joos : le jazz. À son propos, l’auteur-illustrateur dit qu’il s’agit de la grande histoire de sa vie. C’est à l’âge de quinze ans qu’il fait cette grande rencontre esthétique, à l’opposé des goûts de son père qui avait ce genre musical en horreur. En réalité, les découvertes artistiques majeures et déterminantes faites par Joos l’ont été en dehors des études ou de l’héritage culturel familial. Il forge ses goûts au contact du cinéma (il aime citer celui de Cassavetes), mais aussi et surtout du jazz. Un attrait tellement fort qu’il a même fini par lui faire aimer la musique classique, car nombre de grands musiciens de jazz ont fait de solides études musicales. Le jazz lui apparait comme un surgissement, quelque chose de nouveau. Le futur auteur qu’il est alors est aussi intéressé par la condition de ces musiciens, la majorité étant noirs, dans un contexte de racisme profond et omniprésent. Leur vécu, les conditions sociales liées à leur couleur de peau mais aussi à leur profession, font intégralement partie de leur pratique musicale qui peut représenter un moyen d’échapper à leur sort. Thelonious Monk, Charles Mingus, John Coltrane, Charlie Parker, c’est tout un univers qui s’ouvre à lui. Et un genre qui continue sans cesse de se renouveler, à inventer de nouvelles pistes. Tout au long de sa vie, Joos assiste à de nombreux concerts, fasciné par l’énergie qui s’en dégage. Parfois, il arrive plus tôt pour regarder l’avant-concert, quand tout s’installe, le piano noir dans l’éclat des projecteurs, la batterie qui étincelle… Et quand le musicien arrive, son bonheur est complet. C’est une musique triste et gaie, vivante, en somme, qui transcende les difficultés du vécu.
Reste à Louis Joos à retranscrire ces ambiances, ces musiques, ces vies en dessin. Pour le jazz, ce qui compte, c’est la spontanéité. Alors, il lance son trait d’encre de chine sur le papier. Certaines pages seront bonnes, d’autres pas : c’est oui ou c’est non. Et il recommence. Il garde tout dans des cartons, ne jette ses dessins jugés mauvais que dans de rares moments de dépit. L’improvisation, si importante dans le jazz, fait partie intégrante de son dessin. Mais, comme dans le jazz, elle doit être basée sur une solide connaissance technique et sur l’expérience. Il travaille toujours en noir. Et quel noir ! Ce choix graphique radical confère l’ambiance parfaite à ses planches, et donne toute sa puissance à son trait, jeté avec détermination et finesse. Son dessin est juste, le travail du mouvement subtil, il y a des jaillissements, des touches abstraites. Il dessine toujours au son de ses musiciens préférés.
D’album et album, Louis Joos devient LE dessinateur des jazzmen. Tout au long de l’été 2024, une exposition du Centre belge de la bande dessinée, situé à Bruxelles, était consacrée à la représentation du jazz dans le neuvième art. De magnifiques planches originales de Louis Joos occupaient la majeure partie de cette exposition. Il est reconnu comme celui qui comprend et saisit le jazz, ses acteurs et leurs lieux de prédilection. Tout au long de sa carrière, ses ouvrages sur le sujet s’accumulent. Avec notamment de magnifiques biographies de musiciens célèbres. Des albums sur Bud Powell, Mingus, Coltrane ou Monk, publiés par BD Music, sont accompagnés de CDs. Une grande partie de ces récits se déroule aux États-Unis, où il n’est jamais allé. Et pourtant, ses albums regorgent de vues subliment, de New-York, par exemple. Il dépeint les villes avec réalisme et semble les saisir avec aisance, tant l’on y retrouve l’énergie qui les fait battre. C’est là que son rapport à la documentation revient en force. Il puise de nombreuses images dans des livres, ou des magazines National Geographic, achetés en seconde main, et dont il dit posséder autour d’un millier d’exemplaire. Autre source d’inspiration : les films. Ses livres ont d’ailleurs une dimension très cinématographique. Mais une fois toutes ces images recueillis, collectionnées, pas question de les copier. Il s’agit de s’en imprégner pour restituer autre chose, la bonne atmosphère, le bon cadrage. Il réinvente les lieux tels qu’il les rêve. C’est véritablement là que se révèle tout son talent d’illustrateur, dans la composition des images elles-mêmes et leur articulation entre elles. Il compose, improvise, et sent si cela fonctionne ou pas. Et, qualité importante dans ce métier, il a la clairvoyance de repérer quand un dessin n’est pas le bon.
S’il aime la musique, il aime aussi celle des mots. Car Louis Joos est un lecteur passionné. La poésie tient une place importante dans sa vie et dans son œuvre, et il a illustré de très beaux recueils de Paul Verlaine, Charles Baudelaire ou Antonin Artaud. Et c’est d’ailleurs un auteur, contemporain, cette fois, qui va le convaincre de revenir au livre pour enfants.
C’est dans les années 80 que Rascal, qui est alors sérigraphe, rencontre Louis Joos. Au fil du temps, ils se lient d’amitié. Ils parlent de tout, de peintres, de dessinateurs, de musique. Lorsque, des années plus tard, Rascal devient auteur jeunesse, il essaie assez rapidement d’embarquer Joos dans un projet commun. Mais rien n’y fait : après avoir réalisé péniblement trop de livres didactiques pour enfants, ce dernier ne veut plus jamais en entendre parler et coupe court à la conversation, de façon nette. « Je suis un dessinateur du noir et blanc… Basta[1] ! » lance-t-il à son ami lorsqu’il se lasse de son insistance. Heureusement, Rascal est opiniâtre et, même si cela lui prend des années, il finit par convaincre l’auteur de BD têtu. Il y parvient en évoquant l’idée d’un carnet de croquis sur les traversées des grands transatlantiques. Cela fait écho aux voyages réalisés tout au long de sa vie par le père de Louis Joos. Cette idée germe et finit par prendre forme. Escales, premier album jeunesse (non-didactique !) de Louis Joos et Rascal, parait en 1992. Il reçoit le prestigieux prix graphique de la foire de Bologne, récompense qui célèbre souvent l’audace et l’innovation, confirmant que ce tournant constituait une belle initiative.
Le duo ne s’arrête pas là. Rascal a des textes plein sa besace, mais lorsqu’il collabore avec Joos, la création se fait à deux. Ils discutent d’un thème, construisent ensemble, font avancer images et texte en parallèle. Échanges et improvisation. Leur deuxième album parait, et quel album ! Il s’agit du magnifique Voyage d’Oregon, qui s’ouvre sur le poème Sensations d’Arthur Rimbaud.
L’histoire débute au Star Circus, où le clown Duke (comme Ellington…) reconduit chaque soir l’ours Oregon dans sa cage, après leurs numéros. Jusqu’à ce que l’ours prenne la parole, « comme dans les livres pour enfants », pour lui demander de le conduire à la forêt. Les deux compagnons prennent la route pour s’éloigner de Pittsburg et ses paysages industriel, direction les rocheuses et les épicéas. Autoroutes, usines, motels, on en loin de l’univers visuels type des livres pour enfants, bien que le texte fasse finement appel aux contes. Lorsque l’ours et le clown arrivent dans les champs de blé, convoquant Van Gogh, l’enchantement du lecteur est à son comble. Dans cet ouvrage, Joos se révèle un coloriste hors pair. La justesse du trait se conjugue aux couleurs, savamment choisies en fonctions des ambiances variées qui marquent le voyage de Duke et Oregon. Une nouvelle dimension investit ses planches.
Suite à cette éclatante réussite, Rascal et Joos continuent leur collaboration, l’écriture de l’un se mariant parfaitement au dessin de l’autre. Il y a Eva ou le pays des fleurs en 1994, le très touchant C’est un papa... en 2001, pour lequel Rascal lui a confié un texte fini. Marylin Rouge sort en 2009, emmenant les lecteurs et lectrices à bord d’un camion qui prend la route jusqu’en Espagne. En 2023, Buffalo kid marque leur dernière collaboration à ce jour. On y découvre l’Amérique de la fin du XIXe, et le déciment des troupeaux de bisons, annonçant la fin du mode de vie traditionnels des peuples autochtones. Pour s’y préparer, Louis Joos a collectionné pendant des années tout ce qu’il pouvait concernant les bisons. Photographies, films… Il a regardé énormément de westerns, pour s’imprégner de leur ambiance. Comme pour ses bandes dessinées, il accumule donc les images comme base pour dessiner l’ailleurs.
Cette méthode, qui lui permet d’illustrer d’autres régions du monde comme s’il y était, lui sera très utile dans ses collaborations avec Carl Norac, avec lequel il travaille de façon récurrente (neuf livres en communs) depuis leur mise en contact par Christiane Germain, alors éditrice chez Pastel. Ce poète et auteur jeunesse belge est un grand voyageur et parcours le monde, contrairement à Joos. Il revient de ses pérégrinations avec des récits qui se passe en Indonésie, en Afrique, en Antarctique… Autant de lieux qu’il raconte longuement à Joos pour que celui-ci les imagine mieux encore. Et cela fonctionne, à chaque fois. Après leurs conversations, il remplit des carnets, comme pour Nemo et les volcans. Norac lui décrit les éruptions, leurs signes avant-coureurs, prête ses photos de voyages. Louis Joos s’imprègne de tout cela et réalise des planches éclatantes. Mais c’est surtout du côté nordique que l’auteur l’emmène. La Norvège, dans Un loup dans la nuit bleue, une île du Québec dans Le rêve de l’ours, et sur la banquise dans Le sourire de Kiawak ou Angakkeq, La légende de l'oiseau-homme : Carl Norac est un collectionneur d’art inuit, et cette civilisation le fascine. D’une région à l’autre, Louis Joos adapte se palette, créant une ambiance plutôt froide et austère, ou chaleureuse à souhait. En 2011, les deux complices voyagent dans le temps avec Mère Magiei, dont le récit prend place à la préhistoire. Entre le dessinateur jazzman et le poète voyageur, l’alchimie fonctionne à chaque fois.
Si Louis Joos semble privilégier la fidélité dans ses collaborations professionnelles, il a toutefois à quelques reprises accepté des écarts et illustré les textes d’autres auteurs. En 2001, il illustre Le clown plus que rigolo, un texte de Béa Deru-Renard, qui lui confiera aussi Cœurs d'ogres. Il fait également confiance à Ludovic Flamant, alors auteur débutant, pour Chambre 070 en 2005. Dans cet album, un jeune garçon aide son grand-père à s’échapper de son home : ainsi, l’auteur souhaitait mettre le dessinateur de grands espaces au défi en lui confiant une histoire confinée.
De la bande dessinée au livre pour enfant, son trait est toujours vif, sans fioriture. Il va à l’essentiel, et cela caractérise l’ensemble de son œuvre. Le mouvement est restitué dans l’épure. Le cadrage est également particulièrement travaillé dans l’œuvre de Louis Joos. Et cela n’est pas étonnant quand on sait à quel point la photographie et le cinéma le nourrisse quand il s’agit de créer des images. Pour lui, réaliser un livre, c’est faire le choix d’une mise en scène, d’un découpage. Il y a un travail de montage, précédé, la plupart du temps, par des dessins de recherches, des carnets dans lesquels il utilise toutes les techniques à la fois. Lui qui se concentrait uniquement sur l’encre noire, pure et vive, avec une maitrise parfaite, a su enrichir son travail d’une nouvelle dimension. En allant vers la couleur à l’occasion de ses albums jeunesse, il s’est mis à utiliser peinture à l’huile, acrylique, l’aquarelle, l’encre de chine, le crayon, le crayon gras, le crayon de couleur soluble à l’eau, les craies… Toutes ces techniques se mêlent avec harmonie, lui permettant de tester différentes manières de créer des atmosphères, où il aime particulièrement représenter les contrastes, entre ombre et lumière.
Convoquant tour à tour la musique, le cinéma, la littérature ou la photographie, Louis Joos est un artiste singulier dont la richesse de l’œuvre est incontestable.
[1] Louis Joos par Rascal, Libbylit Hors série : Louis Joos, Octobre 2020, Bruxelles.
Fanny Deschamps
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