Résultats de recherche pour “Michel Zumkir” 61 à 90 (92)
Il est une des modalités de la lecture qu’Umberco Eco regrettait mais estimait inévitable : le titre d’un livre s’avère presque toujours déjà une…
L’univers de Maxime Serebrakian, ou les tribulations de trois pachas (1869 – 1922
Sur la couverture de L’univers…
Textyles 55 : Nicole Malinconi
C’est la voix de Nicole Malinconi, traversée de toutes les voix du monde.Il fallait bien tout un volume de la revue Textyles , dirigé par Laurent Demoulin et Pierre Piret, pour considérer…
Drieu la Rochelle face à son œuvre
Pierre Drieu la Rochelle fait partie de ces auteurs (à juste raison) dont on ne peut prononcer le nom ou aborder les écrits sans…
Si vous ne croyez pas/plus à l’amour, si vous n’avez pas/plus foi dans le genre romanesque, ne lisez pas ce roman d’amour. Mais si vous avez toujours, au fond de vous et à la surface…
Simenon et Maigret en Normandie. Perspectives historiques et sociales
Georges Simenon est généralement lié, par ses lecteurs les…
Avant même sa mort en 1987, Marguerite Yourcenar suscitait déjà une vive curiosité comme auteure et comme personne, elle qui souhaitait…
La Nature contre-nature (tout contre)
Il s’en passe des choses dans la nature. Des choses que l’on n’imagine pas, que l’on ne veut…
Vie et mort du Duquesnoy, Autofiction
Bruxelles est la ville où Laurent Herrou, né à Quimper, ayant vécu à Nice, Paris, Villequiers (Cher) s’est installé au début…
Omar Bergallou est né au Maroc, dans un quartier pauvre de Tanger, au milieu des années soixante. Il y passe les tout premiers temps de sa vie, et plus tard, de brefs séjours de vacances ;…
Camille Lemonnier, le « Zola belge », déconstruction d’un poncif littéraire
Les clichés, les lieux…
Le Carnet et les Instants - 190 - avril - juin 2016 - Le carnet et les instants 190
Sommaire • André Romus, 1928-2015 (Hommage) par Maxime Coton…
Le Carnet et les Instants - 199 - 3e trimestre 2018 - Le Carnet et les instants 199
Sommaire • Écrire sur les camps aujourd’hui par Joseph Duhamel…
À fleur de mémoires. Lulu Raepsaet, résistante communiste, rescapée de Ravensbrück
Résistance. Solidarité. Humanité. Ajoutons : mémoire. Transmission. Voilà quelques-uns des termes qui se détachent parmi tous les autres dans À fleur de mémoires de Marianne Lefebvre-Raepsaet , un livre consacré à sa mère, Lulu Raepsaet, déportée au camp de Ravensbrück et qui, comme beaucoup de survivantes et survivants des camps, a (très) peu raconté ce qui s’y était passé. Certain·es se sont même tu·es totalement, laissant leurs descendant·es aux prises avec des béances d’autant plus douloureuses. On pense, par exemple, à la mère de Chantal Akerman, si silencieuse (même si parfois bavarde), si présente dans la vie et dans l’œuvre de sa fille : « [le silence de ma mère] c’est sur quoi je travaille, depuis des années, d’une manière ou d’une autre (…) comme elle a eu la parole coupée, vraiment, j’essaie à ma manière de la lui redonner. » Résistance. Solidarité. Humanité. Ces mots résument la vie de Lulu Raepsaet, mais également celle de ses compagnes de camp. Ils sont aussi ce que Marianne Lefebvre-Raepsaet a cherché à comprendre : les événements, les lieux, le contexte dans lesquels s’est inscrite la vie de sa mère, les relations entre les déportées, le rapport aux nazis. Elle se montre plus personnelle lorsqu’elle évoque les répercussions qu’ont eues, sur sa propre vie et celle de ses frères et sœurs, l’histoire de résistante, de déportée, de rescapée de leur mère : les angoisses d’une troisième guerre mondiale, le rapport à la maternité, à la beauté… mais aussi sa tolérance et sa dignité, sa militance chevillée au corps, et son humanité. « Ma mère est restée humaine jusqu’au bout. »Pour exhumer ce que le silence avait englouti, Marianne Lefebvre-Raepsaet s’appuie sur des archives et des livres, notamment ceux de Germaine Tillion, Bernhard Strebel, Sarah Helm, Charlotte Delbo. Elle utilise également l’enregistrement d’une interview donnée en 1984 par sa mère à l’historien José Gotovitch pour Du rouge au tricolore. Résistance et parti communiste . Cet entretien lui permet de retracer la vie de sa mère avant la déportation : sa naissance dans une famille ouvrière, pauvre et socialiste, à la fin de la Première Guerre mondiale ; les vacances organisées par le Parti Ouvrier Belge ; le logement à la Maison du Peuple d’Anderlecht ; le militantisme aux Jeunes Gardes Socialistes puis au Parti communiste ; l’engagement dans la résistance et les actions menées, jusqu’à son arrestation le 29 juillet 1942 et son incarcération à la prison de Saint-Gilles.Déportée le 29 mai 1943 dans un train à bestiaux, arrivée à Ravensbrück le 9 juin, enregistrée sous le matricule 20 310 et contrainte de porter le triangle rouge des prisonnières politiques, Lulu Raepsaet restera trois années à Ravensbrück. L’autrice ne cherche pas à imaginer son vécu ou ses souffrances, ni, contrairement à ce qu’a fait Chantal Akerman avec sa mère, à lui redonner la parole : elle s’en tient à expliquer ce qu’était ce camp de femmes, sa spécificité, son quotidien, son organisation militaire et machiavélique, ses baraquements de bois, les ordres absurdes et inhumains, les expériences scientifiques sur les déportées, le travail en usine, les sévices… Très souvent, elle cite les autrices et auteurs qu’elle a lus, leur laissant généreusement la parole, comme pour prolonger la chaine de solidarité, de communauté, de transmission. Fidèle à l’esprit de sa mère, elle accorde une place importante aux différentes formes de résistance à Ravensbrück : si elles ne prenaient pas la forme de groupes armés, si les actes n’étaient pas toujours spectaculaires ni parfois même réussis, ils étaient toujours héroïques, sauvant des vies – celles des autres, et parfois la sienne propre. Le travail de survie et le maintien de la dignité figuraient parmi les premiers actes de résistance. Mémoire. Transmission. Hommage à la mère de l’autrice, à sa mémoire, le récit de Marianne Lefebvre-Raepsaet a aussi pour but avoué de sortir de l’oubli « la contribution des femmes aux combats antifascistes » et de participer à la transmission de ce qu’a été la vie des prisonnières du camp de Ravensbrück. D’autant qu’il ne reste plus que quelques déportées, et que la génération suivante, celle de l’autrice, commence à disparaitre. Michel Zumkir Plus d’information…
Le Carnet et les Instants - 2e trimestre 2024 - Le Carnet et les instants n° 219
Sommaire • Édito Dualité du livre Nausicaa Dewez Magazine…
Le Carnet et les Instants - 1er trimestre 2024 - Le Carnet et les instants n° 218
Sommaire • Du roman à la bande dessinée par Jan Baetens •…
Le Carnet et les Instants - 3e trimestre 2023 - Le Carnet et les instants 217
Sommaire • Traduction littéraire pour enfants: Emmanuèle Sandron, Maurice…
Le Carnet et les Instants - 2e trimestre 2023 - Le Carnet et les instants 215
Sommaire • Les Ateliers du Texte et de l’Image par Fanny Deschamps •…
Simon Leys, Navigateur entre les mondes
En 1992, dans son discours de réception à l’Académie royale de langue et de littérature française de Belgique, où il allait…
Le Carnet et les Instants - 1er trimestre 2021 - Le Carnet et les Instants 206
Sommaire • Laurent de Sutter, philosophe électrique par Michel Zumkir…
Le Carnet et les Instants - 188 - octobre - décembre 2015 - Le carnet et les instants 188
Sommaire • Gudule, l'écriture en signe de…
Il fut une époque où l’on osa rêver qu’œuvrer ensemble, en toute liberté, générait une inventivité, une force et une profondeur que le travail solitaire ou divisé n’apportait pas.…
L’abdication : William Cliff au Poème 2
William Cliff a au cours de sa carrière littéraire varié ses beaux travaux d’écriture. Outre sa poésie, il a mis son rapport aux mots au service de…
Le Carnet et les Instants - 193 - 1er trim. 2017 - Le carnet et les instants 193
Sommaire • Françoise Mallet-Joris, joyeusement polyvalente par Jeannine Paque…
Le Carnet et les Instants - 187 - juillet - septembre 2015 - Le carnet et les instants 187
Sommaire • Sexualités, genres et engagements.…